Fermeture de classes
Le sujet de fermeture de classes dans nos écoles, largement relayé, est fait pour inquiéter.
Mais qu’en est-il vraiment ?
Quelques éléments de réflexions, sur ce sujet :
1/ Au niveau national, la baisse de la natalité qui s’accentue ces dernières années, est un véritable sujet. Les projections vont jusqu’en 2035 et ne prévoient pas d’amélioration. Les pouvoirs publics sont en réflexion sur la façon de s’adapter. Est-ce que les moyens financiers seront redirigés vers d’autres ministères, est-ce que l’Éducation Nationale conservera ces moyens pour faire »mieux ». C’est un vrai débat, si cela vous intéresse, vous trouverez facilement des documents sur ce sujet sur Internet.
2/ Au niveau local, cela va être très différent : il est indéniable que par le simple fait du renouvellement des générations, aux Essarts, la baisse de la natalité sera mécaniquement compensée par la vente des maisons lors des départs en EHPAD ou lors des successions.
Pourquoi ? Parce qu’en libérant des maisons, plutôt grandes aux Essarts, ce sont des familles avec enfants qui les achèteront et donc apporteront de nouveaux élèves à nos écoles.
La publication »Démographie et Perspectives » fournit plus de détails, mais on peut estimer à 1400 maisons qui vont changer de propriétaires dans les prochaines années, soit la moitié des logements existants aux Essarts.
3/ Une variation d’une année à l’autre est possible, avec la fermeture d’une classe qui sera rouverte dès que les effectifs seront rétablis. Il ne faut pas négliger le rôle de la municipalité dans la relation avec l’éducation nationale : lorsqu’il ne manque que trois ou quatre enfants, il est toujours possible de négocier le report de la fermeture. Il faut cependant être proactif.
En résumé, lorsque vous discutez avec d’autres Essartois, n’hésitez pas à les informer qu’il suffit de connaître l’histoire du village pour savoir que l’argument de la perte de classes dans nos écoles n’est qu’un moyen de ne pas débattre du fond en essayant de jouer sur les peurs.
